De ces étranges spirales creusées à une époque lointaine dans le sol péruvien, on ne savait presque rien. Mais grâce à la détermination d’une scientifique italienne, l’un des plus grands mystères de l’archéologie vient sans doute d’être percé ! Et c’est franchement bluffant.
Appelés puquios, ces trous en forme de spirale sont connus depuis très longtemps. Normal, dans la région de Nasca (sud du Pérou), ils sont incontournables et attirent l’œil au premier regard. En revanche, nul n’avait encore réussi à statuer sur leur ancienneté… ni sur leur utilité !
Heureusement, Rosa Lasaponara, qui travaille pour l’Institute of Methodologies for Environmental Analysis eu l’idée assez géniale d’étudier son sujet… en prenant de la hauteur ! Elle a observé de près des clichés pris par satellite et, en comparant l’apparence et l’emplacement de chacun de ces puquios, elle est arrivée à une conclusion étonnante :
« Les puquios forment un système hydraulique sophistiqué qui permettait d’extraire l’eau présente dans les sous-sols. »
En somme, ces spirales de Nasca seraient des sortes de puits… mais en beaucoup plus évolués ! Car, sous leur apparente simplicité, ils cachent une incroyable complexité.
Reliés entre eux par des canaux souterrains, ils permettraient d’acheminer l’eau là où les besoins sont les plus importants ! Voilà qui expliquerait comment une civilisation a pu prospérer dans l’une des régions les plus arides du monde !
Mais au fait, pourquoi des trous en forme de spirale ? Là aussi, l’explication laisse sans voix. Pour que l’eau des canaux soit poussée vers sa destination finale, des cheminées étaient creusées en surface, la spirale permettant au vent de s’y engouffrer facilement et d’exercer ainsi une forte pression sur l’eau !
Rosa Lasaponara :
« Les puquios rendaient l’eau disponible toute l’année. Pour l’agriculture et l’irrigation, mais aussi pour les besoins domestiques. »
L’archéologue en est convaincue : pour arriver à concevoir un tel système, les peuples qui habitaient la région de Nasca entre 1 000 avant Jésus-Christ et 750 devaient avoir des connaissances extraordinaires de leur environnement.
« La construction des puquios implique l’usage de technologies très pointues. »
Ce à quoi la BBC ajoute :
« Non seulement, cette technologie était maîtrisée mais, en plus, ceux qui ont construit ça devaient aussiavoir de profondes connaissances géologiques et devaient parfaitement connaître la variation des stocks d’eau à leur disposition. »
Reste à savoir à quand remonte précisément la construction de ces puquios. Malheureusement, pour l’heure, aucun indice ne permet de les dater précisément et toute datation au carbone 14 serait impossible.
Le peuple qui a habité Nasca avant l’ère colombienne est donc loin d’avoir livré tous ses secrets. D’autant que, rappelons-le, c’est ce même peuple qui a laissé derrière lui les célèbres et toujours aussi mystérieux « géoglyphes de Nasca » :
Nos ancêtres ont toujours des choses à nous apprendre. Même en matière de technologie ! Disons que ça rend plutôt humble…
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